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Dijon : les 3 piliers de la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin

Un nouveau quartier sort de terre, vivant et gourmand, qui va faire rayonner Dijon. Plus besoin en effet de se hisser au dernier étage du parking Monge pour constater que les travaux de la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin avancent vite et bien. Associant valorisation du patrimoine, préservation de la biodiversité et intégration d’une architecture audacieuse, cet impressionnant chantier conduit par Eiffage accueillera ses premiers publics dès l’hiver 2021.

CIGV*, Cour Berrier, ©philippe maupetit

Un joyau historique qui va être redonné aux Dijonnais et séduire les touristes

La Cité internationale de la Gastronomie et du Vin est un projet dont l’objectif est d’accroître les flux touristiques pour notre ville et toute la région Bourgogne-Franche-Comté. Mais on parle aussi d’un joyau historique marquée par 800 ans d’occupation hospitalière qui va être redonné aux Dijonnais, certains y habitent déjà, avec une mise en scène des valeurs qui fondent le classement au patrimoine mondial du Repas gastronomique des Français, avec la place toute particulière du vin (pas que le Bourgogne évidemment) au cœur de cette pratique sociale festive. Notre volonté est de faire rayonner la Cité comme un lieu au service du goût, de la mise en valeur des produits locaux et aussi un lieu de partage, de transmission des savoir-faire.

Par sa judicieuse localisation, elle s’inscrit comme un phare entre la ville et la vigne. D’un côté des parcours touristiques pour rejoindre le cœur Unesco de Dijon dont le Musée des Beaux-Arts qui vient d’être entièrement métamorphosé. De l’autre des balades oenotouristiques pour rejoindre la Côte de Nuits depuis un hub au pied de la Cité, premier kilomètre de la route des grands crus, inscrite sur la liste du patrimoine mondial depuis 2015 et que les amateurs de vin du monde entier nous envient.

« Les 3 et 4 juillet prochains, à l’occasion de l’anniversaire de l’inscription des Climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’Unesco, puis lors des Journées du patrimoine les 18 et 19 septembre, tous les Dijonnais seront invités à venir visiter le chantier, pour imaginer la Cité demain et redécouvrir un site où le patrimoine sera transcendé par des gestes architecturaux contemporains. »

François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon métropole
CIGV*, Cour Berrier, ©philippe maupetit

Un projet foisonnant mais cohérent qui met en œuvre des intérêts publics et des partenaires privés

C’est un concept d’une complexité qui ne rentre pas facilement dans le moule classiquement administratif. La Cité est en effet un ensemble composite, avec des intérêts publics et des partenaires privés, mais c’est un projet d’une grande cohérence, qui, à l’heure des désordres alimentaires planétaires, s’appuie sur l’ADN d’une ville terre d’excellence et d’innovation qui fait la différence dans le domaine de l’art de vivre, du goût, de l’agroécologie, de la santé. Tous les acteurs de cette grande ambition ont tiré les leçons d’autres équipements du même type qui viennent de connaître des difficultés, tant sur les contenus des espaces d’exposition – très travaillés pour Dijon, avec des scénographes aguerris et plus d’une centaine d’experts rencontrés – que sur la question de l’événementialisation quotidienne du site et le prix d’entrée. En prenant la gouvernance des 1750 mètres carrés d’espaces d’expositions et de la boutique de la Cité, par délibération de son conseil le 22 mars 2021, la Ville a agi en acteur public responsable, au service de la réussite d’un projet impliquant de grands acteurs économiques, des emplois, et qui ne sera viable qu’avec un pôle culturel qui sait séduire, se renouveler, créer l’événement permanent.

CIGV*, Cour Berrier, ©philippe maupetit

Une stratégie d’animations permanentes autour du « bien manger » et du « bien boire »

Combien de villes peuvent-elles se prévaloir de deux reconnaissances Unesco ? Dijon est allée chercher cette chance, qui conforte son positionnement d’incontournable destination du « bien manger » et du « bien boire ». Le cahier des charges de la Cité imposé par la Ville, enrichi par les travaux d’un comité d’orientation scientifique, a été pensé dès l’origine autour de la gastronomie et du vin, avec une synergie agile et vertueuse entre de grandes expositions, un atelier de cuisine événementielle digne de ce nom, des lieux immersifs de dégustations, les commerces de bouche dans le village artisanal, deux restaurants, une cave à vins hors du commun et l’espace de formation au sein duquel se crée une annexe de la prestigieuse école internationale FERRANDI Paris. C’est cet assemblage dynamique des différents usages, y compris la capacité du complexe cinématographique à faire venir des visiteurs toute l’année (familles, scolaires), qui va renforcer notre stratégie d’animations permanentes et asseoir le succès de la Cité.

CIGV*, Cour Berrier, ©philippe maupetit

* Un chantier spectaculaire symbole d’un engagement qui a été tenu : la part importante des entreprises locales pour construire la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin (85% des entreprises basées en Bourgogne-Franche-Comté) et ce que cela signifie en termes d’emploi pour le territoire. Sans même parler des emplois non délocalisables que cet équipement touristique va créer, directement et indirectement.

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